À mon ami

Avec ton cœur
Rempli d'une grande espérance,
Mon ami, ton avenir reste intact.

Et pourtant, ton cher pays l'Arménie,
Nation souveraine et entière, a été sacrifiée.

Il te reste en héritage la foi sacrée, la fierté
Et l'honneur de parler la langue de tes anciens.

 

Ne doutes pas ! Je connais l'histoire tragique
De ton peuple, et la cause profonde de ta nostalgie.

Alors, voici pour te réchauffer ce rayon
De soleil, la chaleur toujours sincère
Et fidèle de mon amitié.

 

Que vive la sainte Arménie !

Issy-les-Moulineaux, janvier    1957

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