
Marcher sur le chemin, et
Sentir une petite main,
Toute petite, toute fragile,
Dans la sienne.
L’impression de tenir un moineau
Tombé du nid, sentir sa tiédeur
Et son émouvante douceur.
Et voilà ! le sablier du temps
Passe. Avec lui, coulent les
Saisons et l’eau du grand fleuve.
Un jour, la petite main deviendra
Grande, et tôt ou tard, doucement,
Prendra la mienne à son tour.
Alors, émus et heureux de nous
Être tant aimés, nous marcherons
Encore sur ce chemin,
Toujours la main dans la main.

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